Traduction du poème de Virgile
 
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En vérité, les mères elles-mêmes recueillent de leur bouche leur progéniture
dans les feuilles et les tendres herbes, elles-mêmes approvisionnent le roi
et les petits citoyens et reconstruisent la cour et le royaume de cire.
Souvent, même, elles abîment leurs ailes en les frottant contre des pierres irrégulières,
et en outre elles rendent l'âme du fait de leur récolte :
si grands sont leur amour des fleurs et la gloire de produire du miel.
Donc, bien que le terme de la vie les accueille rapidement,
et qu'il ne s'étend pas au-delà de sept étés,
leur race immortelle se maintient et la fortune de la lignée dure
de nombreuses années; et on peut dénombrer les aïeux des aïeux.
En outre, ni l'Egypte, ni l'immense Lydie,
ni les peuples des Parthes, ni le Mède de l'Hydaspe
n'obéissent à leur roi comme elles. Lorsque le roi est sain et sauf,
un esprit suffit pour tous. S'il meurt, le serment est rompu,
et elles-mêmes mettent en pièces les constructions de miel,
détruisent l'architecture des rayons de miel.
Il est le gardien de tout leur travail, elles l'admirent et tous
l'entourent en un bourdonnement incessant,
elles font nombre autour de lui en rangs serrés,
et souvent elles le chargent sur leurs épaules et
exposent leurs corps durant la guerre;
elles cherchent, à travers des blessures, une belle mort.