EVOLUTION DES FONCTIONS COGNITIVES

( de l’enfance à l’adolescence)

 

I- La première enfance  ( 2 – 7 ans )

 

  C’est la période de l’intelligence sensori-motrice. Elle est essentiellement pratique et intuitive.

    L’enfant a des systèmes de pensée inconscients. Il ne les réfléchit pas. Il se contente de s’adapter aux nouvelles réalités qui se présentent.

 

II- La deuxième enfance ( 7 – 12 ans )

 

e  C’est l’étape des opérations concrètes

e  L’enfant résout ses problèmes un à un , l’un après l’autre et au fur et à mesure que la réalité les propose ( il n’ y a ni anticipation ni réflexion à long terme )

e  L’ enfant ne relie pas les solutions à une théorie générale qui en dégagerait le principe

e  Les opérations de l’intelligence enfantine ne portent que sur la réalité elle-même  et sur les objets tangibles, manipulables et soumis à des expériences effectives ( sérier des couleurs, effectuer des partitions d’ensembles d’objets, réaliser des correspondances simples etc.)

eLes enfants sont incapables de raisonner sur de simples hypothèses ou sur un énoncé verbal d’un problème

 

exemple1 : les enfants de 9 à 10 ans échouent dans la réponse à une question du type : «  trois nombres a, b et c sont tels que a est plus grand que b et a est plus petit que c. classer ces nombres. »

 

exemple2 : les difficultés éprouvées en  7ème  de l’enseignement de base dans la justification des propriétés géométriques ( méthode déductive ) et dans les généralisations des résultats arithmétiques trouvés ( méthode inductive )

 

 

 

III- L’adolescence, âge des opérations formelles  ( à partir de 12 ans )

 

     A partir de la pensée concrète propre à la seconde enfance, l’adolescent accède peu à peu à la pensée formelle hypothético-déductive par idées générales et constructions abstraites.

 e  Capacité de raisonner sur des énoncés et des hypothèses sans aucun support concret

 e  Les opérations logiques commencent à être transposées du plan de la manipulation concrète au plan des idées ( exprimées en langage de mots ou de symboles )

e  Les opérations formelles fournissent à la  pensée un nouveau pouvoir qui la détache du réel et la libère du vécu ; d’où une facilité remarquable de construire des réflexions et des théories

?  Avec la maturité et en s’acheminant vers l’âge adulte, l’adolescent arrive à une réconciliation entre la pensée formelle et la réalité. L’équilibre sera atteint lorsque la fonction de la réflexion ne sera plus de contredire mais d’anticiper, d’expliquer et d’interpréter l’expérience