XVIIIe
siècle
En mathématiques, comme dans les autres domaines d'ailleurs, la
période qui s'étend de 1715 environ jusqu'à la fin de la Révolution
française n'est pas un moment de grande création. Nous y
verrons une période de transition qui exploite, fort
intelligemment d'ailleurs, les conquêtes du XVIIe siècle,
surtout dans le domaine du calcul infinitésimal, qui
s'ouvrent sans doute à d'importantes perspectives nouvelles,
mais sans atteindre aux démarches décisives qui, au siècle
suivant, leur donneront toute leur signification. Un nom domine
cette époque, celui de l'Allemand Euler (1707-1783), dont
l'oeuvre, qui s'étend à tous les domaines de la mathématique,
culmine au milieu du siècle.
Deux autres noms doivent ensuite être cités : d'Alembert (l
177-1783) et Lagrange (1736-1813). Le premier, dont l'oeuvre se
situe avant la Révolution dans la période de l'Encyclopédie,
est à la fois algébrist et analyst Le second, avant tout algébriste,
appartient à la période de la Révolution et de l'Empire, et
son style annonce plus directement le XIXe siècle.
On mentionnera ensuite, dans la première moitié du siècle,
Daniel Bernoulli (1700-1782), Clairaut (1713-1765) et Maclaurin
(1698-1746); et, dans la seconde, Monge (1746-1818), dont
l'oeuvre déborde sur le XIXe siècle, sans doute
surtout astronome et « mécanicien », mais dont l'apport mathématique
est aussi remarquable.
CHRONOLOGIE
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